Octobre rose : le mois de la mobilisation contre le cancer du sein.
Dans le monde entier, depuis une quinzaine d’années, octobre est le mois de sensibilisation au cancer au sein. Et parce que le symbole d’engagement dans cette lutte est un ruban rose, on parle d’Octobre Rose.
C’est aussi un mois de formidables actions : solidaires, comme la grande course parisienne Odyssea ; participatives, comme le nouveau texte collectif actuellement en écriture par les Impatientes. C’est le mois de la campagne nationale en faveur du dépistage organisé. C’est le mois de nombreux focus sur la maladie dans les média. C’est le mois où tout se colorise de rose : même le blanc de la Maison… Blanche américaine.
Le meilleur et le pire se croisent, les engagements solidaires côtoient des accessoires très reprochables, tel un rouleau de PQ ou une balayette marqués du sceau du fameux ruban rose.
Mais est-ce vraiment un mois d’information sur la maladie ?
Est-ce vraiment un mois d’actions en matière de santé publique ?
De nombreux proches de malades, touchés et immergés dans les questions relatives au cancer du sein ignorent même l’existence de la colorisation de cet octobre ! Une sensibilisation de personnes déjà concernées ressemble plus à un signe de ralliement qu’à une lutte engagée qui rallie d’autres forces à sa cause.
Avec le temps, quelques roses octobres plus tard, force est de constater une permanente absence d’avancées dans la prévention et dans la connaissance de l’oncogénèse : ce cancer reste mortel dans des proportions sensiblement les mêmes qu’il y a 20 ans. Les femmes jeunes restent souvent abandonnées dans l’auto-diagnostic ou le diagnostic accidentel. Le seul facteur de risque qui soit indiscutable, c’est d’être une femme. Ahh.
Le cancer du sein a son ruban, mais ni d’origine ni de fin avérées. La sensibilisation mène alors à quoi, sinon à elle-même… circuit fermé mais en expansion, ça me rappelle quelque chose… cancer quand tu nous tiens !
Il est temps qu’octobre soit aussi exigeant que rose. Regardons par le petit bout de la lorgnette : au lieu d’enjoliver la cause en la teintant de rose, donnons de la gravité à cette (très belle) couleur.
Le nom de ce blog y fait référence : Rosarosir, parce que le ruban n’est pas vraiment rose, pas encore.













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